Lettre Périodique N°1

Lettre Périodique N°1

Bouleversement climatique et espèce en voie de disparition !

La pêche aux engins et aux filets est dans la tourmente et nos structures associatives sont comme des petits bateaux sur une mer agitée.

Oui, et alors ?

Ni le mauvais temps, ni le changement climatique, ne nous feront disparaître pour peu que nous acceptions de nous mouiller un peu et que nous sachions nous habiller en conséquence.

Pas de panique pour ceux qui craignent l’eau, s’ils veulent rentrer au port sans éclaboussures, ils sont bien évidemment libres de le faire.

Mais parler de notre histoire et des bouleversements climatiques ne sert à rien si nous ne sommes pas capables de respecter la mémoire des hommes qui nous ont précédés.

Arrêtons de passer tout notre temps à expliquer ce que nous n’avons pas fait, ou ce que nous aurions voulu faire.

Sauf pour ne pas perdre son chemin, le passé a peu de place lorsque c’est le futur qui compte !

Restons factuel : Dire ce que l’on va faire et dire ce que l’on a fait tout simplement, le reste c’est du vent.

Etat des lieux :

Malgré la fin d’activité de quelques associations départementales par manque d’effectif, les structures associatives nationales, régionales ou départementales de la pêche aux engins et aux filets sont solides.

Tout comme pour les pêcheurs aux lignes la baisse des effectifs dans nos associations départementales est régulière.

Pour notre activité propre, les facteurs impactant nos effectifs sont :

  • Le prix de nos permis et licence trop important (par rapport à la pêche aux lignes).
  • Les impacts PCB et les pollutions diverses.
  • Les complications administratives et les incohérences de traitement entre départements.
  • Les jeunes que nous ne savons pas encore attirer vers la pêche aux engins et aux filets.
  • Les menaces de suppression de la pêche de l’anguille.

Nous sommes actuellement en France environ 4000 PAEF déclarés, la majeure partie de l’effectif est concentré sur la façade atlantique.

Nous constatons en 2018 au niveau national une constance des adhésions des associations à notre fédération nationale.

Aujourd’hui nous devons tout mettre en œuvre pour stopper cette érosion, voire regagner quelques pêcheurs chaque année.

Pour mener ce combat nous devons tous nous unir et conjuguer nos actions.

Nous servir des exemples de ceux qui réussissent.

L’équipe en place à la FN ADAPAEF est une équipe de gagnants en ordre de marche avec des compétences, des sensibilités et des complémentarités exceptionnelles.

Une équipe qui ne cherche pas la gloire ni l’argent ni quelques postes honorifiques … une équipe qui ne cherche pas à être aimée (c’est mieux d’être aimé mais secondaire quand même) nous voulons simplement avoir le sentiment de bien faire les choses pour que notre activité continue.

Montrer notre passion notre grandeur de cœur.

Être attentif à l’autre, réaffirmer si cela est nécessaire, que les pêcheurs aux lignes sont les bienvenus dans nos associations et que chaque fois que cela est possible nous pouvons leur offrir la possibilité de pêcher aux engins et filets.

Et nous avons des atouts dans notre jeu et une belle histoire dont nous pouvons être fier.

Pour preuve, la revue « Engins et filets » qui retrouve une nouvelle jeunesse au travers notre site (publication d’un ancien numéro par mois).

A lire et à faire lire sans modération, des articles écrits il y a plus de 30 ans, qui regorgent de bon sens et qui collent encore à l’actualité.

Notre site que nous avons pu présenter lors de notre AG et qui devrait nous permettre de mieux communiquer entre nous et nous faire connaître.

Mieux nous faire connaître, c’est la réflexion que notre interlocuteur au ministère de la Transition écologique et solidaire nous a faite lors de notre dernier rendez-vous en mars 2019.

Une rencontre constructive qui nous donne l’espoir d’une écoute attentive de notre ministre de tutelle.

Résumé des sujets que nous avons abordés au ministère :

COGEPOMI-Loire, non-respect des textes par UFBLB conduisant l’exclusion des PAEF de ce comité.

D’une façon générale, et depuis leur création, les associations de pêcheurs amateurs aux engins et aux filets sont directement impliquées dans les COGEPOMI.

Leurs connaissances et leur présence sur le terrain en font de véritables sentinelles des cycles de vie et de reproduction des poissons migrateurs.

Or, lors du renouvellement du dernier COGEPOMI-Loire, l’Union des Fédérations de Bassins Loire-Bretagne a écarté volontairement le représentant désigné des PAEF pour le bassin.

Dans cette affaire encore, nous déplorons de graves et multiples irrégularités qui nous conduisent à des recours et procédures.

Pêche dans les lacs alpins de première catégorie.

Récemment, les pêcheurs amateurs aux engins et aux filets de la Savoie et de la Haute-Savoie ont perdu le droit de pêcher dans les grands lacs du Bourget, du Léman et d’Annecy à l’issue de deux décisions de l’administration prises en 2015 et 2016.

Cela signifie la disparition de ces associations à terme si rien n’est fait.

Les deux associations départementales, après une première procédure perdue au tribunal administratif, sont en appel.

Dans cette affaire, la FNPF est favorable au maintien de ces pratiques et nous soutient financièrement dans le cadre des procédures.

Nous avons par ailleurs, versé cette affaire « au grand débat national ».

Commission spécialisée de la FNPF.

Plusieurs réunions de la commission spécialisée ces derniers mois à la FNPF.

Les débats étaient essentiellement centrés sur la modification des statuts des associations départementales agréées des pêcheurs amateurs aux engins et filets.

Quelques autres sujets ont été traités, suppression de la relève hebdomadaire, distance entre engins, pêche aux engins et aux filets sur le domaine privé, pêche à la traîne.

Même si des efforts de recherche de consensus ont été faits, les deux parties, FNPF et représentants des PAEF, n’ont pas pu trouver un terrain d’entente pour poursuivre sereinement la démarche et présenter ces dossiers conjointement au ministère.

Position de la FNPF au sujet des Pêcheurs Amateurs aux Engins et aux Filets.

Situation inconfortable pour la FNPF qui conduit le Président National à émettre l’hypothèse de nous rendre notre liberté.

Nous dénonçons cette forme de propos qui démontre le refus de la FNPF de remplir ses obligations.

Pour nous, il n’est pas envisagé à ce stade, de quitter nos fédérations départementales et la FNPF.

Nous voulons simplement, conformément aux statuts de la FNPF, Article L434-5 (Modifié par Loi n°2006-1772 du 30 décembre 2006 – art. 91 JORF 31 décembre 2006), qu’elle se charge de la promotion et de la défense de la pêche de loisir aux engins et aux filets.

Carte de pêche par internet obligatoire.

Dans la majorité de nos associations départementales, le principe du passage à la délivrance des cartes de pêche par internet est perçu favorablement.

Il y a toutefois deux points qui nous préoccupent et qui nous conduisent à demander que nos associations aient le choix entre la situation actuelle et l’informatique.

C’est le cas des associations qui ne sont pas équipées de matériel informatique, ou qui ne maîtrisent pas les nouvelles technologies.

La perte de la maîtrise financière dans la version actuellement proposée par la FNPF.

Carte de pêche : Mineur pour les ADAPAEF

Dans le cadre du développement du loisir pêche et pour faciliter la découverte de notre activité spécifique de la pêche aux engins et aux filets, nous demandons, comme pour l’ensemble des associations de pêcheurs de loisir (APPMA) de bénéficier des cartes de pêche mineur.

Statuts des ADAPAEF.

La version consolidée qui circule aujourd’hui (source FNPF commission spécialisée) correspond à la version de 2012.

Nous souhaiterions en parallèle un projet complet qui reflète les travaux de la commission spécialisée.

Compte-tenu que des Associations Départementales Agréées de Pêcheurs Amateurs aux Engins et aux Filets risquent de contester toute modification, une solution serait peut-être (pour éviter tout conflit et procédure) de ne pas modifier nos statuts pour l’instant.

Motion 2018 de notre AG.

Rejet du projet de modification des statuts des pêcheurs amateurs aux engins et aux filets tel que proposé par la FNPF. Motion remise au ministère en main propre et par mail.

Pêche à la traîne.

Cette activité (trois lignes de traînes munies au plus de deux hameçons chacune) est spécifiquement réservée aux pêcheurs amateurs aux engins et filets.

Or, on constate dans plusieurs départements, que des associations (APPMA) spécifiques se sont créées autour de cette activité.

Nous demandons que ces associations soient rattachées aux associations de pêcheurs amateurs aux engins et aux filets.

Projet de création d’associations interrégionales de bassin pour les ADAPAEF

Projet de création d’associations Interrégionales représentatives de notre activité associative à l’échelle des bassins.

Le but principal est de coordonner les actions des ADAPAEF, de les rendre plus cohérentes, de valider et désigner les personnes devant siéger dans les instances :

Notre propre structure FN ADAPAEF

Les COGEPOMI (COmité de GEstion des POissons MIgrateurs).

Les agences régionales de l’AFB

Les associations de migrateurs. 

Les CESER (Assemblée des Conseils Économiques, Sociaux et Environnementaux Régionaux).

Les SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux). 

Utilité publique : Dossier de demande pour nos nouveaux statuts FN ADAPAEF

La principale modification réside dans la mise en place d’une représentativité de bassin à l’échelle de nos associations départementales (ADAPAEF).

Plusieurs aller-retours du dossier de demande, pour questions complémentaires du ministère de l’intérieur au sujet de nos nouveaux statuts FN ADAPAEF.

Il est important pour nous que ce dossier avance afin que nous soyons en ordre de marche pour les prochaines élections prévues lors du renouvellement des baux de pêche.

Notre site internet.

Ci-après le lien pour accéder à notre site internet : http://federation-nationale-adapaef.fr et mieux nous connaître.

Vous pourrez ainsi visualiser le dernier numéro de notre revue engins et filets et intérêt aquatique.

Découvrir la carte de France de nos associations départementales et notre projet de création d’associations régionales représentatives.

Poissons migrateurs et silure.

Nous constatons que le silure est présent aujourd’hui dans presque tous nos cours d’eau en France et pose de graves problèmes de déséquilibre.

Espèce extrêmement dangereuse lorsqu’elle est présente dans les milieux cloisonnés par les barrages où elle exerce son activité de prédation près des passes à poissons.

L’une des causes supplémentaires de la raréfaction des poissons migrateurs (saumon, anguille, alose et lamproie marine).

Ce poisson, introduit, ne doit faire l’objet d’aucune mesure de protection.

Des pêches de régulation, sous contrôle scientifique, doivent être organisées et généralisées sur les points sensibles identifiés.

 

Nos objectifs pour 2019

Pour finir, rappelons les objectifs que nous devons tenir.

Nous devons rappeler à chaque occasion que nous sommes fiers d’être pêcheurs, que nous sommes des protecteurs des milieux et des espèces aquatiques.

Que nous avons une histoire qui conduit à perpétuer des pratiques ancestrales de la pêche et que nous faisons partie du patrimoine de la France.

Que nous sommes fiers d’être des pêcheurs prédateurs qui mangent le poisson, heureux de prélever dans les milieux naturels des poissons sauvages.

Deux bonnes raisons d’avoir du plaisir, la pêche et le partage des poissons que nous avons le bonheur de manger.

Que nous sommes fiers de notre liberté relative et que nous ne voulons par régresser.

Dire que nous avons compris que tout comme le climat la vie a changé.

Pour jouer les enfants d’hier, pataugeaient dans les rivières, aujourd’hui ils sont devant leur télévision/tablette dans un monde virtuel à regarder des dessins animés où on leur montre des lapins qui jouent avec des lions.

Tous très gentils, tous bien conforme à notre monde d’aujourd’hui où les hommes ne savent plus faire la différence entre la vie végétale, animale ou humaine.

Un monde où le tout internet, sous prétexte de développement, fait peser sur nous de graves privations de liberté, dans un seul but, prendre le pouvoir et la gouvernance.

Comment allons-nous faire pour expliquer à ces enfants que la valeur de la vie d’un escargot n’est pas la même que celle d’un éléphant, ou celle d’une truite arc en ciel et celle d’un apron du Rhône ?

Ou comment expliquer que sous prétexte de protéger l’anguille on veut nous faire croire que nous devons arrêter la pêche.

Mais ils sont où les responsables, les décideurs, les scientifiques ?

Quelle honte lorsque le bon sens suffit pour comprendre que les dernières anguilles de nos fleuves et rivières se font dévorer par les silures devant les passes à poissons, les anguilles d’avalaison coupées en morceaux par les turbines de nos centrales hydrauliques.

En conclusion :

Battons-nous et soyons optimistes, réunissons nos forces respectons-nous un peu plus, soyons tolérants

Les pêcheurs aux lignes sont nos amis ou nos proches cousins, nous partageons les mêmes milieux et devons mener les mêmes combats pour protéger notre patrimoine naturel.

Même s’il existe des différences dans nos modes de pêche, rien ne nous oppose réellement et justifie de raison suffisante pour que l’une ou l’autre des familles disparaissent !

Soyons tous unis face aux véritables menaces, redoublons de méfiance envers ceux qui veulent notre disparition sans raison.

Face au changement des mentalités et des modes de vie sachons nous adapter et trouver les compromis efficaces.

Dans ce monde procédurier, pour mener à bien nos actions et gagner des batailles, soyons factuels, exigeons des écrits ou des faits constatés, avec des preuves (date, lieu, témoin … etc.).

Le reste c’est du vent, juste bon à alimenter les rumeurs qui font peur.

Qui peut se permettre de mettre fin à une activité associative comme la nôtre, qui a le droit de vie ou de mort sur une activité associative.

Qui a le droit de mettre à mort une espèce en voie de disparition ?

Probablement personne … juste du vent.

Oui, justement le vent et notre petit bateau !

Ce vent qui fait peur parfois, il nous bouscule sur notre mer tranquille, mais nous devons avancer, ne perdons pas le cap et le sens de l’histoire.

N’oublions pas qu’il n’y a jamais eu de vent favorable pour ceux qui ne savent pas où ils vont.

Voilà, vive la Pêche aux engins et aux filets, vive la diversité des espèces animales et des pêcheurs !